Extrémisme et Népotisme

Avec la France Insoumise, le "PIR" est à venir !

Dimanche 5 novembre, la députée La France insoumise Danièle Obono a pris la défense de la porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR), Houria Bouteldja, parfois accusée par ses adversaires de favoriser l'antisémitise :   
 

« Je respecte la militante antiraciste. C'est dans le mouvement antiraciste que je l'ai connue, c'est dans ces luttes-là que l'on s'est battues », a-t-elle déclaré au micro de Radio J. nterrogée sur le fait de savoir si les propos d'Houria Bouteldja - qui affirmait en mars 2015 que « Les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe » - étaient des propos racistes ou antiracistes, la députée de Paris a répondu : « Je ne sais pas ».    Quant à la photo présentant la porte-parole du PIR à côté d'une pancarte « Les sionistes au goulag », Danièle Obono a jugé qu'il s'agissait d'une « photo de très mauvais goût », qui n'était « pas acceptable ». « Houria Bouteldja, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit, mais c'est une militante antiraciste (...) Je considère Houria Bouteldja comme une camarade, parce qu'elle fait partie de ce mouvement-là. Et dans ce mouvement-là, on se bat sur la question de l'égalité », a insisté l'élue de Paris.    Alors que la France insoumise est exposée à la critique de complaisance avec le Parti des indigènes de la République (PIR) depuis des semaines, que la députée de Paris est accusée d’être elle-même complaisante avec le combat de l’auteur de Les Blancs, les Juifs, et nous, elle vient apporter une preuve matérielle à son dossier d’accusation.    Le PIR, fondé en 2005 par des « militants issus de l'immigration post-coloniale », est décrié par des associations antiracistes traditionnelles (notamment en 2015 par le Mrap), qui lui reprochent d'attiser la concurrence des mémoires.    En choisissant de soutenir des candidats aux opinions violemment anti-républicaines, Jean-Luc Mélenchon a pris le risque de la complaisance avec des idéologies nauséabondes.     Dans un texte paru sur son blog le 11 janvier 2015, Danièle Obono affirmait : « Je n'ai pas pleuré Charlie », mais qu’elle pleurait « Toutes les fois où des camarades ont défendu, mordicus, les caricatures racistes de Charlie Hebdo ou les propos de Caroline Fourest au nom de la « liberté d’expression » (des Blanc-he-s/dominant-e-s) ou de la laïcité « à la Française ». Mais se sont opportunément tu-e-s quand l’Etat s’est attaqué à Dieudonné, voire ont appelé et soutenu sa censure… »    Déjà en octobre dernier, interrogée sur l'opportunité qu'il y aurait à renvoyer un chauffeur de bus qui refuserait de prendre le volant à la suite d'une femme, la députée (LFI) de Paris avait appelé à la prudence avant de désigner des comportements « radicalisés », relevant que des comportements discriminatoires et notamment sexistes peuvent être le fait de quelqu'un de « religieux, ou pas croyant » :     « Est-ce que je crois que quelqu'un qui refuse de conduire un bus après une femme doit être mis sur écoute, perquisitionné, mis en centre de rétention comme le proposaient y compris des députés de la droite ? non ! » ajoutant « Quelqu'un qui refuse ce que vous dites là, est-ce que c'est le signe d'une radicalisation ? (...) je ne sais pas (...) on peut être sexiste et religieux, ou pas croyant ».    Visiblement débordé sur son extrême-gauche, le tribun de l’élection présidentielle s’enferme dans son personnage et radote. Il semble même baisser les bras et fin octobre déclare :    « On est obligé de le constater : M. Macron s'en est d'ailleurs vanté dans son interview. Il a dit : 'J'y suis arrivé en cinq mois'. Bon, il y est arrivé. Pour l'instant, c'est lui qui a le point. Faut pas chercher à le cacher, parce que si on raconte des histoires, on n'est pas crédible ».    Jean-Luc Mélenchon a créé un monstre politique (La France Insoumise) dont il a perdu le contrôle. Ce n’est certainement pas en soutenant Danièle Obono ou Clémentin Autain, ou encore en nous resservant ses diatribes contre le drapeau européen qu’il reprendra la main.

Ma France ne se soumettra pas à la France Insoumise

Pendant que le président Macron passe au rouleau compresseur l’ensemble des mesures de son programme, la seule opposition qui se dresse (sous le regard bienveillant du locataire de l’Elysée, car tout parti unique doit avoir son opposition de façade) est celle de la France Insoumise. Le parti socialiste est en voie de désintégration et la droite ne cesse de se recomposer sous la multitude des égos et des ambitions personnelles.
 Si mes « amis » de droite voulaient bien cesser leurs conneries, ils pourraient combattre utilement le marteau-piqueur tenu par Jean-Luc Mélenchon. Mais pour ça il faudrait des idées et pas simplement des postures. Contre les provocations des mélenchonistes il n’y que des invectives alors qu’il faudrait des explications et de l’information (et pas de la « com’ » comme a pu le faire Laurent Wauquiez lors de son décevant discours d’hier à Mandelieu-la-Napoule).
 

A croire que personne ne se rend compte du danger représenté par le mouvement d’extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon ?    « Qui ne réfléchit pas et méprise l’ennemi sera vaincu. » Sun Tzu, L’art de la guerre    Depuis plus de 2000 ans un impératif se dessine, porté par de grands stratèges et un galiléen :  Honore ton ennemi. Car face à une opposition, la tentation de mépriser son adversaire vient vite. Quand on n’a pas de doute sur la conduite à tenir et sa justesse, alors l’adversaire devient celui qui n’a rien compris. L’opposant est celui qui se trompe lourdement.    Or la pensée mélenchoniste est cadrée, structurée et l’argumentation affinée.   Retour sur quatre mois de provocations L.F.I.   Contre les Chrétiens : LA PRESENCE DU DRAPEAU EUROPEEN A L’ASSEMBLEE NATIONALE   C’est Jean-Luc Mélenchon qui a lancé l’offensive. Le 20 juin, le député fraîchement élu de la France Insoumise découvre un drapeau européen dans l’hémicycle. A la vue de l’objet, il s’exclame : « Franchement, on est obligé de supporter ça ? C’est la République française ici, pas la Vierge Marie. »

Depuis, les élus de la France Insoumise multiplient les attaques contre le symbole de l’Union européenne. Plusieurs amendements sont déposés pendant les débats sur le règlement de l’Assemblée pour interdire la présence du drapeau de l’Union européenne dans l’hémicycle. Mercredi 11 octobre, le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a mis en avant l'origine symbolique du drapeau. "Son créateur, monsieur Arsène Heitz, l’a toujours assumé : c’est un symbole religieux", a-t-il lancé, provocant des exclamations sur les bancs des groupes LREM et Modem. Il a ajouté :

« La symbolique du fond bleu et les douze étoiles sont directement inspirées de la médaille pieuse dédiée à la Vierge Marie que monsieur Heitz portait autour du cou, médaille qui provenait de la chapelle Notre-Dame de la médaille miraculeuse. Ce drapeau est un symbole marital [marial en fait, NDLR], qui a été volontairement adopté le 8 décembre 1955, jour de l’Immaculée Conception. » On s’insurge, on vocifère, mais la culture générale de notre Assemblée nationale est si faible qu’on n’oublie d’expliquer pourquoi les mélenchonistes n’ont pas tout à fait raison ! Car, quand, en 1950, le Conseil de l'Europe se met en tête d'avoir un symbole pour le représenter, il met la barre haute : il faudra traduire « les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples qui le composent ». Après avoir refusé plusieurs projets, la commission chargée de cette mission retient celui d'un fonctionnaire du Conseil, discret et artiste. Arsène Heitz conçoit un drapeau bleu sur lequel se détachent douze étoiles, pointes hautes, formant un cercle. Les membres du Conseil de l'Europe apprécient ce ciel sans nuage et se reconnaissent dans la symbolique des douze étoiles, rappelant la perfection, la plénitude et l'unité.

Mais, en 1989, dans la revue catholique Magnificat, Arsène Heitz confessait s'être largement inspiré de la médaille qu'il portait autour de son cou, celle des fidèles de la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse et sur laquelle figure la vierge Marie couronnée d'un cercle d'étoiles. " [Je suis] très fier que le drapeau de l'Europe soit celui de Notre-Dame", disait ainsi Arsène Heitz, admettant s'être également inspiré de la couronne aux 12 étoiles de Marie décrite dans l'Apocalypse selon Saint-Jean.

Quant au Conseil de l'Europe, il signe effectivement le texte portant adoption du drapeau le… 8 décembre 1955, jour de la fête de l'Immaculée Conception. Jean-Luc Mélenchon a donc bien raison de voir à travers lui, un visage discret de Marie.

Mais si le drapeau européen trouve son origine dans une esthétique chrétienne, il n'est pas pour autant un symbole religieux, ou un "emblème européen confessionnel", comme l'a décrit le leader de L.F.O. L'esthétique est peut-être d'inspiration chrétienne, la symbolique ne l'est nullement. Mieux, elle a même été délibérément rejetée par le Conseil de l’Europe. L'inspiration d'Arsène Heitz ne saurait donc, à elle seule, conférer au drapeau européen une portée religieuse.

 

Officiellement, c’est clairement non : « les étoiles symbolisent les idéaux d’unité, de solidarité et d’harmonie entre les peuples d’Europe », est-il précisé sur le site officiel de l’UE. Leur nombre n’est pas lié au nombre d’Etats membres. Quant au cercle, c’est également un « symbole d’unité. »

Si la simple symbolique utilisée par un drapeau suffisait à le rejeter, alors la France Insoumise doit aller jusqu’au bout du raisonnement et rejeter le drapeau français pour non-respect de la laïcité. En effet, sous la royauté, le rouge a été l'étendard de Saint-Denis. Le blanc renvoie à la royauté de droit divin…

  Contre les Juifs : LA TORAH ET LA VIOLENCE POLITIQUE « Je veux revenir sur cette notion d’« idées ou théories », mais s’agissant des lieux de culte dans leur ensemble, et pas seulement des mosquées – car on le voit ici encore : sous les termes généraux, c’est en réalité une seule religion qui est visée. Si l’on s’intéresse donc à l’ensemble des lieux de culte, on pourra trouver des idées ou théories très violentes dans n’importe quelle religion.
Laissez-moi à ce propos vous citer un extrait, à charge pour vous de me dire s’il pourrait conduire à la fermeture du lieu de culte où il serait prononcé : « Maintenant, va les attaquer et voue-les moi en les exterminant totalement avec tout ce qui leur appartient. Sois sans pitié et fais périr hommes et femmes, enfants et bébés, bœufs, moutons, chèvres, chameaux et ânes. »
Ce passage est tiré de l’Ancien Testament. Un prêtre qui viendrait à le citer dans une église inciterait donc, si l’on vous suit, à une forme de radicalisation, ou appellerait à la terreur et au meurtre. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LR.) »   Danièle OBONO, député L.F.I. Extrait du Compte rendu intégral – Première séance du mardi 26 septembre 2017   La députée y a vu une injustice, soulignant que les mosquées ne pouvaient être les seuls lieux à surveiller (bien que le projet de loi ne cible pas spécifiquement les mosquées). « Si on ouvre un livre de n'importe quelle religion, on peut trouver des idées et théories extrêmement violentes », a-t-elle fait valoir. « J'imagine que n'importe quel prêtre officiant d'une église [...] favoriserait là une forme de radicalisation », a-t-elle ajouté, après avoir cité le passage religieux sur l'appel biblique au massacre. Pour mémoire, les livres de Samuel ne relèvent pas que de la religion chrétienne, mais font aussi partie de la Torah et sont donc dans les synagogues. Les bancs du groupe L.R. s’exclament nous rapporte le compte-rendu de séance. C’est la moindre des choses ! Mais Derrière, où est l’effort d’explication ? Oui, tous les textes religieux comportent des « idées et théories extrêmement violentes ». Mais ils sont le fruit d’une histoire et de « livres sacrés » rédigés par des Hommes, interprétés par des Hommes, pour des Hommes. Jean-Luc Mélenchon lui-même n’hésite pas à avoir recours à la violence. En attendant, les terroristes tuent au nom de l’Islam, et les violences de rues lors des manifestations sont le fait de mouvements d’extrême-gauche. Contre la France : « NIQUE LA FRANCE » Pour comprendre la polémique, il faut remonter à 2012. Danièle Obono (encore elle), ancienne membre de la direction du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) qui a rejoint le Front de gauche, signe à l’époque une pétition de soutien au rappeur Saïdou, du groupe ZEP (Zone d’Expression Populaire) et au sociologue Saïd Bouamama, lancée par Les Inrock. "Les deux hommes sont à l’époque mis en examen (puis relaxés) pour « injure publique » et « incitation à la haine raciale » après la diffusion du clip « Nique la France », qu’ils ont co-écrit : « Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes « Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes »

Lors d’une émission des Grandes gueules, Danièle Obono est interrogée sur cette pétition. "En tant que députée, êtes-vous fière d'avoir signé ?", lui demande-t-on. Ce à quoi elle répond : "Pour défendre la liberté d’expression de ces artistes, oui. Parce que ça fait partie des libertés fondamentales". "Vous pouvez dire "vive la France" ?" lui demande alors un journaliste de l’émission. Réponse de l’intéressée : "Je peux dire ‘vive la France’, mais pourquoi, en soi ? Je ne me lève pas le matin en disant ‘Vive la France’ […] "Vous voulez que je me mette au garde-à-vous et que je chante la Marseillaise ?". "Vous signez plus facilement ‘nique la France’ que vous ne dites ‘vive la France’", commente alors un chroniqueur. Il n’en fallait pas moins pour susciter une pluie de réactions indignées. 

   La liberté d'expression c'est aussi accepter parfois des formes de pensées archaïques, caricaturales voire proche du nauséabond. Si Ferré pouvait « baiser la Marseillaise » et Renaud « tringler la République », le chanteur de ZEP peut bien « niquer la France ».   Or, si la liberté d'expression ne dépend pas de l'intelligence du propos ni du bon goût, le fait d'appartenir à la représentation nationale exige en revanche un minimum de tenue et de cohérence (sic Céline Pina). Au moment de son intervention aux Grandes Gueules, Danièle Obono était députée de la République. La différence est là. Ce qui est acceptable pour des artistes, pour des citoyens non élus, ne l’est pas pour les élus qui ne sont pas les porte-drapeaux de leurs expressions mais des représentants de leur pays.   Contre les Français : « LA FACON DONT EST CONSTRUIT LE PEUPLE »   Pour Jean-Luc Mélenchon, la démocratie c’est à la fois les élections et les manifestations, les urnes et la rue. La France Insoumise ce n’est pas du marxisme, c’est du mitterrandisme version Congrès d’Epinay (1971). Il est important de bien comprendre la nuance.   D’ailleurs, Chantal Mouffe, la théoricienne qui influence Jean-Luc Mélenchon, l’explique clairement dans le Figaro Vox du 11 avril dernier : « Selon moi, la politique consiste toujours à définir la frontière entre un « nous » et un « eux ». Cette frontière peut être construite de manière très différente. Pour les marxistes par exemple, la frontière se situe entre « le prolétariat » et « la bourgeoisie ». Pour les populistes, elle se situe entre « ceux d'en bas » et « ceux d'en haut », entre « le peuple » et « l'establishment ». « (…) si la gauche veut récupérer la démocratie, elle doit développer un populisme de gauche. » « La différence fondamentale entre populisme de gauche et populisme de droite est la façon dont est construit le peuple. »   « La façon dont est construit le peuple », tout est dit. L’assimilation est le processus de transformation culturelle que subissent les groupes sociaux minoritaires, au contact du groupe majoritaire. Le sens que prend globalement le terme aujourd’hui est l’adoption progressive par les individus d’un groupe minoritaire des traits culturels du groupe majoritaire qui les « accueille » jusqu’à la progressive disparition de tous traits culturels initiaux.

Mais nos islamo-gaucho-bobos veulent une nouvelle société où l’immigré aura les mêmes droits que l’autochtone qui, lui, devra s’adapter aux particularismes, sociaux et culturels, de tout nouvel arrivant. Sinon, attention, il y aura discrimination, voire racisme ! Nos petits français en devenir, d’origines diverses, n’apprendront plus l’histoire de France mais une histoire réadaptée à leurs tempos. Plus question d’héritage collectif, un simple socle commun à minima, suffira. On aura alors des citoyens n’ayant aucun sens patriotique. L’ex-ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait d’ailleurs supprimé le terme d’intégration par décret du 12 juillet 2013 en vue de la réorganisation de la gestion des flux migratoires. Et le terme de Secrétariat général à l’immigration et à l’intégration a été remplacé par la « Direction des étrangers en France ». Nos internationalistes de tous poils en avaient rêvé …

Que toutes les cultures puissent être intéressantes c’est incontestable, mais la culture étant l’élément fondateur d’une nation, d’une civilisation, il est dangereux de faire côtoyer en apprentissage plusieurs cultures sur un même territoire. Le multiculturalisme est un leurre car l’histoire est là pour nous le rappeler : à chaque fois qu’un peuple accueilli était suffisant en nombre, il imposait sa culture. Et si, en plus, le pays d’accueil ne protège pas et ne valorise pas sa propre culture, c’est autant de signaux envoyés pour que les derniers arrivants puissent penser qu’ils ont le droit d’exiger l’application, dans tout l’espace public, de leurs coutumes, leurs mœurs, leurs cultures, pour à la finale provoquer la chute de la Nation.

La spécificité de la France, contrairement à la tradition des pays anglo-saxon, a toujours été d’être assimilatrice et jusqu’à ce jour personne ne peut s’en plaindre : cela nous a évité bien des tensions communautaires et a plutôt bien marché pour l’intégration républicaine … tant que nous n’avions pas baissé la garde. La diversité peut être enrichissante tant que le pays d’accueil garde sa culture historique, conceptrice de la Nation et si cette culture demeure coutumière et valorisante.

« Une culture ne meurt que de sa propre faiblesse » disait André Malraux.

De « Barrot » à « Wauquiez », népotisme en Haute-Loire.

Noël Barrot (1903-1966), résistant français, député de Haute-Loire de 1945 à 1966, est le père de Jacques Barrot (1937-2014).
 

 Principales figures de la démocratie chrétienne en France, Jacques Barrot occupe plusieurs fonctions ministérielles, dont celles de ministre du Commerce, de la Santé, du Travail. Il est aussi vice-président de la Commission européenne de 2004 à 2009, initialement chargé des Transports, puis de la Justice et des Affaires intérieures. A sa mort, il est membre du Conseil constitutionnel.    Peu après la mort de son père à l'Assemblée nationale, alors qu'il n'est encore que conseiller municipal d'Yssingeaux, Jacques Barrot est élu député de la Haute-Loire en mars 1967. Après l'échec de 1981, il se consacre essentiellement à ses fonctions locales et devient maire de sa commune natale en 1989 (qu’il conserve jusqu’en 2001). Il préside le conseil général de la Haute-Loire après le décès de son ami le docteur Simon (1976).

Pendant ses périodes au gouvernement, son suppléant, Roger Fourneyron, (1921-1984), occupe le siège de député de 1974 à 1981. Ce dernier est maire du Puy-en-Velay de 1977 à 1984. Ministre du Travail et des Affaires sociales du gouvernement Juppé, le suppléant de Jacques Barrot, Serge Monnier, maire du Puy-en-Velay de 1995 à 2001, siège à l’Assemblée nationale de 1995 à 1997.

 En 2004, il est nommé vice-président de la Commission européenne, présidée par José Manuel Barroso, et abandonne son siège de député à son jeune suppléant, Laurent Wauquiez.
Son vice-président au conseil général de Haute-Loire, Gérard Roche lui succède à la présidence, où il est réélu en 2008 et 2011. En septembre 2011, il est sénateur de la Haute-Loire, succédant ainsi à l'ancien vice-président du Sénat Adrien Gouteyron.
En 2017, Gérard Roche est l'un des premiers parlementaires à parrainer officiellement la candidature d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle.
 Madeleine Dubois, née en 1949 au Puy-en-Velay (Haute-Loire), ancienne attachée parlementaire du député Jacques Barrot, succède aisément à celui-ci au poste de conseiller général du canton d'Yssingeaux, malgré sa défaite aux municipales d'Yssingeaux de 2001. Elle est réélue au conseil général (puis départemental) en 2008, puis en mars 2015, en binôme avec Jean-Noël Barrot, fils de Jacques Barrot. Jean-Noël Barrot est candidat aux élections législatives de juin 2017 dans la Deuxième circonscription des Yvelines sous l'étiquette « La République en marche ! », à l'issue desquelles il est élu député.

Laurent Wauquiez est né à Lyon en 1975. Par sa mère, Éliane Wauquiez-Motte (née en 1938), maire du Chambon-sur-Lignon depuis 2008, il est apparenté à la famille Motte, famille d'industriels du Nord. Laurent Wauquiez est aussi le descendant d'Auguste Lepoutre (1825-1903), député au début de la IIIème République.

Membre de l'Union pour un mouvement populaire puis des Républicains, député en 2004, il est nommé secrétaire d'État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement après les élections législatives de 2007, puis secrétaire d'État chargé de l'Emploi après les élections municipales de 2008, à la suite desquelles il est élu maire du Puy-en-Velay. En 2010, il devient ministre chargé des Affaires européennes avant d'être nommé ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2011. 

Aux élections législatives de 2007, Jean-Pierre Marcon est choisi comme suppléant du député sortant Laurent Wauquiez dans la première circonscription de la Haute-Loire. Celui-ci est réélu dès le premier tour, le 10 juin 2007, avant d'être nommé dans le gouvernement de François Fillon. Jean-Pierre Marcon devient alors député de Haute-Loire UMP proche du courant centriste[. Maire de sa commune natale, Saint-Bonnet-le-Froid, en 1971, puis de la cité voisine de Dunières, en 1989, conseiller général de Montfaucon-en-Velay après 1979, il accède en 1994 à la vice-présidence de l'assemblée départementale, alors dirigée par l'ancien ministre Jacques Barrot (UDF-CDS). Conseiller régional d'Auvergne de 1992 à 1998. En mars 2015, il est élu conseiller départemental du canton de Boutières, en binôme avec Brigitte Renaud, et président du Conseil départemental de la Haute-Loire, succédant ainsi à Gérard Roche. Son frère, André Marcon, lui succèdera en 2001 à la mairie de Saint-Bonnet-le-Froid.
 
À nouveau député de 2012 à 2017, Laurent Wauquiez est élu président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes en 2016. À l'issue du conseil municipal du 29 janvier 2016, il cède sa place de maire du Puy-en-Velay à son adjoint aux finances, Michel Chapuis. Sa suppléante, Isabelle Valentin est élue députée à sa place en juin 2017.

Népotisme : « A » comme ALDUY(sme) – Perpignan (Pyrénées-orientales)

Népotisme : la nouvelle aristocratie de « A » comme Alduysme (Pyrénées-Orientales) à « Z » comme Zuccarelli (Bastia)
 
 Paul ALDUY rejoint la France libre en 1943 et devient à la Libération le plus jeune préfet de France.
 
 Chef de cabinet du socialiste Guy Mollet, il commence sa carrière politique dans le département des Pyrénées-Orientales où il est élu maire d'Amélie-les-Bains en 1952, conseiller général du canton de Prats-de-Mollo-la-Preste en 1955 et député en 1956.
 
 En mars 1959, il est réélu maire d'Amélie-les-Bains au premier tour et se présente parallèlement au second tour à Perpignan où il bat le maire sortant Félix Depardon. Sa première épouse, Jacqueline ALDUY, lui succède à la mairie d'Amélie-les-Bains tandis qu'il devient maire de Perpignan. Il est également élu conseiller général du canton de Perpignan-Est.
 
 Exclu du Parti socialiste en 1976 « pour comportement opportuniste et anti-unitaire » à l'issue des élections cantonales, en 1978, il apporte son soutien au président Valéry Giscard d'Estaing lors des législatives. Battu aux élections législatives de 1981, il est élu sénateur en 1983. En 1993, le conseil municipal est dissous. L'élection municipale qui s'ensuit est remportée par son fils Jean-Paul.
 
 Paul ALDUY a été condamné le 24 mars 1997 par le tribunal correctionnel de Perpignan à dix mois de prison avec sursis, 80 000 francs d'amende et cinq ans de privation des droits civiques pour abus de confiance parce qu'il a fait bénéficier son épouse d'un emploi fictif de mars 1982 à juillet 1992 au centre communal d'action sociale. Il n'a pas fait appel. Paul ALDUY est mort le 23 janvier 2006 à Perpignan à l'âge de 91 ans.
 
 Jacqueline ALDUY, épouse du précédent, dirigera durant quarante-deux ans la ville d'Amélie-les-Bains-Palalda de 1959 jusqu'en mars 2001 où elle ne se représente pas.
 
 Élu conseiller général des Pyrénées-Orientales en 1992 (canton de Perpignan-1), Jean-Paul ALDUY conquiert sans investiture la mairie de Perpignan en juin 1993 lors d'une élection partielle, succédant ainsi à son père, Paul ALDUY, qui occupait le fauteuil de maire depuis 1959. Jean-Paul ALDUY est réélu aux municipales dans le cadre d'une quadrangulaire en 1993 et d'une triangulaire en 1995, 2001. Le 15 octobre 2009, Jean-Paul ALDUY annonce sa démission du mandat de maire de Perpignan, en vue d'en devenir premier adjoint. Souhaitant s'investir davantage dans la communauté d'agglomération qu’il préside jusqu’en 2014, anticipant la réforme des collectivités territoriales. Il cède son siège à son premier adjoint, Jean-Marc PUJOL.
 
 Après des échecs aux élections législatives de 1993 et 1997, il est élu sénateur des Pyrénées-Orientales le 23 septembre 2001 ; il rejoint, en 2002, le groupe UMP, parti dont il préside la formation départementale jusqu'en novembre 2007. Lors des élections sénatoriales du 25 septembre 2011, il perd son siège de sénateur.
 
 Jean-Paul ALDUY renonce à être candidat sur la liste de son successeur à la mairie pour les élections municipales de 2014, mettant un terme à plus d'un demi-siècle de gestion de la commune ou de l'agglomération de Perpignan par la famille ALDUY, synonyme selon leurs opposants de « système clientéliste abouti » et d'« endettement important de la ville » ; il se retire également de la vie politique.
 
 Son « poulain », Jean-Marc PUJOL est élu maire par le nouveau conseil municipal de Perpignan le 4 avril et dix jour plus tard, il succède à Jean-Paul ALDUY à présidence de la communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée.
 
 http://www.senat.fr/senateur/alduy_paul59213c.html
http://www.lexpress.fr/region/les-alduy-maires-de-pere-en-fils_476328.html
http://jeanpaulalduy.eu/

Népotisme: "Il y a quelque chose de pourri en République française."

Le népotisme parlementaire en France va-t-il prendre fin avec la future loi sur la moralisation de la vie publique ?
 

 “Népotisme”, du latin nepotis, “neveux”. Se disait des papes qui avaient pris l’habitude de favoriser leur cercle familial. Devenu un principe de gouvernement dans la Vème République, qu’une certaine police de la pensée a longtemps interdit d’évoquer (sous l’accusation immédiate de jalousie ou de mesquinerie), l’élite dirigeante a créé une impressionnante cocotte-minute, avec, d’un côté, des puissants qui ont abusé d’un système, et des assujettis qui rejettent celui-ci d’autant plus violemment qu’ils ont dû le subir sans mot dire. L’explosion en plein vol de la candidature de François Fillon a sans doute signifié que les Français n’entendaient plus fermer les yeux sur une pratique encore très répandue dans le milieu politique (en 2017, sur 935 parlementaires, 147 – 98 députés et 49 sénateurs – ont déclaré salarier un membre de leur famille ou partageant le même patronyme).    Au-delà des assistants parlementaires, il s’agit de s’interroger sur les qualités personnelles de nos dirigeants (élus ou nommés – le Président de la République désigne seul 284 personnalités à différentes charges ou fonctions publiques). Dans l’affaire Fillon, la capacité de Mme FILLON n’était pas remise en cause. C’est la réalité du travail qui était mise en doute. Par contre, dans les affaires Thomas LE DRIAN ou Jean SARKOZY, leurs promotions à la tête d’établissements publics ou de sociétés nationales, ce sont bien leurs compétences professionnelles qui étaient en cause.    Autre forme de népotisme conservée de l’Ancien Régime, la transmission du mandat à l’un des membres de sa famille. Le rejeton ou, bien souvent, la conjointe est introduit(e) dans la vie publique lors d’un scrutin de liste majoritaire ou plurinominal de liste (régionales ou municipales). Ce qui permet à l’“héritier” de se faire connaître par la population. La loi sur le non-cumul des mandats va accroître le nombre des exemples.    Le népotisme prospère également au sein des collectivités territoriales grâce à la multiplication d’organismes pararégionaux. En 2015, selon la Cour des comptes, les 13.500 syndicats intercommunaux du pays ont coûté près de 9 milliards d’euros rien qu’en frais de fonctionnement (rapport de juillet 2016). Ces organismes ont créé des postes en grand nombre. C’est devenu l’une des meilleures façons de soutenir un membre de sa famille, à travers les délégations qu’offre un exécutif local.    Rappelons que, depuis 2013, la loi relative à la transparence de la vie publique, renforcée par la loi d’avril 2016, invite les élus à prévenir ou faire cesser immédiatement tout conflit d’intérêts.     Au niveau communal, les avantages les plus attendus par les proches du maire sont un travail, un logement et quelquefois une aide financière. L’obtention d’un permis de construire, compétence du maire, peut également faire l’objet de passe-droit.    Comme sous l’Ancien Régime, il y a, dans le monde politique français, le sentiment que servir l’État c’est aussi se servir un peu de l’État. Un aspect de notre culture qui nous différencie des Anglo-Saxons et surtout des Scandinaves. La France reste encore loin du modèle de probité de ses voisins d’Europe du Nord où l’exemplarité, en matière d’utilisation des deniers publics, est de mise. En Suède, le principe de transparence permet à chaque citoyen de consulter les factures de chaque ministre. Fin 1995, Mona Sahlin, numéro deux du gouvernement social-démocrate, avait été forcée de démissionner pour avoir réglé quelques courses, dont une barre chocolatée (qui avait donné son nom à l’affaire), avec sa carte de crédit de fonction. Le règlement du Parlement suédois ne stipule pas qu’il est interdit d’employer un membre de sa famille : le contrôle des citoyens est si fort dans ce pays luthérien qu’aucun parlementaire n’oserait le faire.