Démocratie en danger

Jacques Testart : Le déploiement du transhumanisme+

Jacques Testart est le biologiste français qui a permis la naissance du premier bébé éprouvette en France en 1982. Préoccupé de ce qu’il estime être des dérives de nos sociétés, Jacques Testart s’affirme le défenseur têtu d’une science contenue dans les limites de la dignité humaine et de la démocratie réelle.

Il se définit lui-même comme un critique de science, expliquant que "comme le critique d’art ou le critique littéraire, le critique de science, qui n’est absolument pas un ennemi des sciences, s’autorise à porter des jugements plutôt qu’applaudir religieusement toutes les productions de laboratoire"

 

2017

 

2016

et sur Mediapart 

ou Débat avec Laurent Alexandre sur le transhumanisme  sur WE demain.

2015
  • Postface pour l’édition de poche de Que reste t-il de la science. Le vélo, le mur et le citoyen, Belin, 2015

Futuribles, octobre 2015, ou lien vers Futuribles 

 

2014

 

2013

 

2012

Département de Médecine Générale de la Faculté de Médecine de Bobigny et la Société de Formation Thérapeutique du Généraliste (SFTG), 27 et 28 avril 2012.

 

2011

 

2009

 

2008

 

2007 et antérieur

Francis Fukuyama : "La fin de l'homme"

Il y a douze ans, le livre très remarqué du philosophe américain Francis Fukuyama annonçait La Fin de l'histoire tant l'avancée des sciences nous laissait perplexe quant à la possibilité d'un avenir maîtrisé sous quelque forme que ce soit. C'est la même inquiétude et la même interrogation qui est au centre de La Fin de l'homme, une réflexion sur les conséquences de la révolution bioéthique. Sans être un vulgarisateur pédagogique ou un philosophe qui "s'occuperait" de science, Fukuyama pose la question des rapports actuels entre la science et les techniques. À partir d'un point très clair donné sur les recherches actuelles dans les domaines des opérations transgéniques, du génie génétique, de l'énergie nucléaire, des potentialités informatiques, soit un état des lieux savant de notre monde contemporain, Fukuyama établit le postulat suivant : la science, en l'état actuel, ne peut plus s'autoréguler. Convaincu qu'il faut rapidement et internationalement légiférer en matière de science, Fukuyama appelle de ses vœux des décisions politiques sages qui enrayeraient un emballement économique libéral ne visant que le profit, ainsi que des déclarations morales de principe – telles que les comités d'éthique par exemple, qui sont trop inopérants. Pour Fukuyama, la science est devenue un domaine éminemment politique. Il en va de l'avenir de L'homme. Fukuyama a l'immense avantage d'être clair et convaincant, ce qui n'est pas l'apanage de tous les philosophes. Il écrit : "Les pays doivent réguler politiquement le développement et l'utilisation de la technique en mettant sur pied des institutions qui discrimineront les progrès techniques qui favorisent la prospérité de l'humanité et qui font peser des menaces sur la dignité et le bien-être de l'homme". Une lecture qui bouscule. --Denis Gombert --Ce texte fait référence à l'édition Broché.

Présentation La biotechnique contemporaine menace-t-elle d'altérer la nature humaine et de nous propulser ainsi dans une "post-humanité" effrayante ? La nature humaine modèle et détermine les différents types possibles de régimes politiques. Toute technique assez puissante pour remodeler ce que nous sommes menace potentiellement la démocratie libérale et la nature de la politique elle-même. Nous devons refuser ces mondes futurs qui nous sont proposés sous le faux étendard de la liberté - qu'il soit celui des droits de reproduction illimités ou celui de la recherche scientifique sans entraves. La liberté véritable signifie la liberté, pour les communautés politiques, de protéger les valeurs qui les fondent contre la révolution biologique d'aujourd'hui.   COMMANDEZ      

Béatrice Jousset-Couturier : "Le transhumanisme: Faut-il avoir peur de l'avenir

Béatrice Jousset-Couturier est scientifique de formation, docteur en pharmacie, diplômée en droit de la santé et en bioéthique. Elle a travaillé pour plusieurs laboratoires pharmaceutiques avant de soutenir en 2014 une thèse sur le transhumanisme. 

Le transhumanisme est un courant de pensée, désormais international, prônant l'usage des sciences et des techniques, dans le but d'améliorer l'espèce humaine, en augmentant les performances physiques et mentales de l'homme. Il considère en outre certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables. A ce titre, il interroge et il inquiète... Pour éclairer l'actualité de façon constructive, et tracer un pont entre les fantasmes et la réalité, l'auteur décrypte ce courant de pensée en proposant un texte accessible, synthétique et vivant. Il commence par faire un retour historique sur les origines et les influences du transhumanisme. Il s'interroge ensuite, à travers une lecture humaniste de la situation actuelle, sur la pertinence d'une telle "évolution". Il nous interpelle enfin sur les orientations que nous souhaitons réellement donner à notre évolution en soulignant les parts d'ombre et les raisons d'espérer.
 
       COMMANDEZ

Jean-Gabriel Ganascia : "Le mythe de la Singularité - Faut-il craindre l'intelli

L'intelligence artificielle va-t-elle bientôt dépasser celle des humains ? Ce moment critique, baptisé " Singularité technologique ", fait partie des nouveaux buzzwords de la futurologie contemporaine et son imminence est proclamée à grand renfort d'annonces mirobolantes par des technogourous comme Ray Kurzweil (chef de projet chez Google !) ou Nick Bostrom (de la vénérable université d'Oxford). Certains scientifiques et entrepreneurs, non des moindres, tels Stephen Hawking ou Bill Gates, partagent ces perspectives et s'en inquiètent.
Menace sur l'humanité et/ou promesse d'une transhumanité, ce nouveau millénarisme est appelé à se développer. Nos machines vont-elles devenir plus intelligentes et plus puissantes que nous ? Notre avenir est-il celui d'une cybersociété où l'humanité serait marginalisée ? Ou accéderons-nous à une forme d'immortalité en téléchargeant nos esprits sur les ordinateurs de demain ?

Voici un essai critique et concis sur ce thème à grand retentissement par l'un de nos meilleurs experts des humanités numériques.

Jean-Gabriel Ganascia est professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie, où il mène des recherches sur l'intelligence artificielle au Laboratoire informatique de Paris 6 (LIP6). Il est président du comité d'éthique du CNRS et a publié divers ouvrages dont le précurseur L'Âme machine, au Seuil en 1990.